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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:24

La nature s'épanouit ,fleurit

DSC05610.JPG

La faune et la flore se parèrent de la passion du rouge,de l'optimisme de l'orange,de la vitalité du jaune,de l'espoir du vert,de l'infini du bleu,du mystère de l'indigo,du raffinement du violet.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 00:57
DSCF6083.JPG Si l'abeille venait à disparaitre,l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre. 
                                                                                             albert Enstein
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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 02:06

DSC04159.JPGPassage  Jouffroy

Ce n'est pas facile de prendre cette entrée en photo : il y a tout le temps des hordes de touristes devant!



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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:19

Palais de l'îsle

DSCF5245Résidence du châtelain d'AnDSCF5245necy au xvii ème siècle,qui remplit ensuite le rôle d'hôtel administratif : Siège de la judicature, hôtel de Monnaies, Prison. Il est classé Monument Historique à la fin du xix ème siècle


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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 19:59

                                     Les mots prennent un visage



Ces glyphes de San Bartolo , Guatémala, montrent que vers -300, l'écriture maya est déjà complexe. Dans le 7ème de la liste, on reconnait le mot Alaw : seigneur

La Mésopotamie est l'un des grands foyers de representations graphiques du langage. Trois systèmes d'écriture y ont vu le jour vers le iv ème siècle avant notre ère dont le plus élaboré est celui des Mayas.

Debout de profil, le dieu du mais regarde par dessus son épaule la femme agenouillée derrière lui, les bras levés. La fresque orne une pyramide en ruine dans la jungle gualémathèque, à San-Bartolo, au coeur du pays maya.Répérée en 2001 par Wiliam Saturno, de l'univrsité de Boston, elle constitue  l'une des plus anciennes scènes mythologiques peintes par cette civilisation, environ 100 ans avant notre ère. En retournant sur les lieux, il y a trois ans, l'archéologue américain a pourtant fait une découverte plus fascinante encore: une petite colonne de dix hiéroglyphes, peints en noir sur un bloc recouvert d'enduit blanc. Le trait est sûr, attestant de l'art du scribe. Si la plupart des signes restent énigmatiques, d'autres sont identifiables, tel le glyphe. Ajaw, qui signifie "seigneur" en langue maya. Un autre, rappelent une main tenant un pinceau, pourrait indiquer le mot scribe. Des morceaux de charbon recueillis près du bloc ont permis de lui attribuer une date fiable : entre 200 et 300 ans avant J-C, soit plusieurs siècles avant les plus vieux écrits mayas jusqu'alors identifiés de façon sûre.
Le texte de San Bartolo incite à revoir l'histoire de l'écriture en Méso-Amérique. La région est l'un des foyers de naissance d'un système de représentation graphique du langage. Mais jusque -là, les écrits mayas n'étaient pas classés parmi les plus vieux du continent. Des textes gravés tres anciens avaient bien été retrouvés dans les hautes terres du Guatémala, à El Porton, et près de la côte pacifique, sur le site maya de Kaminaljuyu, mais leur origine faisait débat. Ce qui n'enlevait rien à l'importance exceptionnelle de l'écriture maya.D'abord, parce qu'elle pouvait transcrire le langage parlé avec une sophistication étonnante, en utilisant des verbes, des prénoms, une syntaxe complexe. Ensuite pasr sa longétivité, plus d'un milénaire, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, dans la région.Mais le statut de pionniers revenait à d'autres systèmes d'écritures développés un peu plus à l'ouest par deux groupes culturels aux langues distinctes de celles des Mayas : les épi-Olmèques (aussi appelés isthmiens) et les Zapotèques.
Aujourd'hui, la donne a changé."Il n'y a pas d'antériorité, estime Jea Michel Huppon, checheur au Centre d'études de langues indigènes d'Amérique du CNRS. On voit apparaître ces écrits en même temps chez les Mayas, en zone olmèque et chez les Zapotèques, au tournant des vème et ivème siècles avant J-C" Partout, l'époque est aux changements. L'agriculture s'intensifie, avec le développement des canaux d'irrigation et de terrasses . Les premiers Etats se constituent dans la région, avec leurs capitales bientôt peuplées de dizaines de miliers d'habitants, comme El Mirador, en zone maya. Ces cités aux monuments imposants, gouvernées chacunes par un roi et sa suite, se dispute le pouvoir dans un jeu d'hostilité et d'alliance, ponctué d'affrontements directs ou de guerre froide. Un système parfois comparé à l'organisation féodale ou aux cités grecques de l'Antiquité
C'est dans ce contexte qu'apparaissent les premiers textes linéaires, composés d'une succession de glyphes. Chacun de ces glyphes est un petit bloc rectangulaire, formés de plusieurs signes agrégés autour d'un élément principal. Dès le départ certains signes représentent des mots entiers , alors que d'autres indiquent des syllabes : on dit que l'écriture est logosyllabique. Dans les écrits mayas classiques par exemple, une fleur à quatre pétales représente le mot KIN, qui signifie "soleil" ou " jour", une lune indique la syllabe "ja", une tête de rongeur le son "ba" " Tout st relativement soudain, dès les premières attestations, vers 400 avant J-C, on a déjà des systèmes élaborés", insiste Jean Michel Hoppon. Ce qui ne signifie pas que les premiers textes soient apparus ex nihilo": on y lit clairement l'influence de la civilisation olmèque qui, au cours du miliénaire précédent, a déjà élaboré un calendrier sophistiqué et inscrit de nombreux glyphes sur la pierre ou la terre cuite, en complément des images. "Cela correspond à une phase de balbutiement de l'écriture, avec l'élaboration du répertoire des signes. On commence à voir apparaître des dates, des noms, on identifie des éléments qui seront à la base de toutes les écritures méso-américaines. Il y a vraiment une origine commune. Mais-si l'on exclut le cas controversé du bloc de Cascajal , on n'a pas encore, lors de cette première période, de textes où les glyphes s''articulent entre eux pour former des phrases transcrivant de la parole"
De longues séries de chiffres, de dates et de noms : l'imortance accordée au calendrier se retrouve dans les premiers textes mayas. Gravés par les scribes, les hauts faits des dirigeants, - naissance, intronisation, guerres et sacrifices, jeu de balle, funérailles- s'affichent sur les siècles aux portes des palais et des temples. Née avec l'Etat, l'écriture est aussi au service de l'Etat. Monumentale comme dans l'Egypte des pharaons, elle sert la propagande des élites et atteste de l'origine divine des souverains. Elle orne aussi des petits objets comme des stèles miniatures, et plus tard, des céramiques, où de petits textes indiquent à qui appartenaient l'objet et sa fonction- un gobelet pour boire du chocolat, par exemple. Etait-elle utilisée dans la vie courante ou pour les tâches administratives, comme la tenue de registres d'impôts? Il semble que non, mais l'absence de manuscrits datant  de ces époques reculées peut fausser les idées. Les seuls codex mayas ayant survécu à l'humidité  tropicale et aux autodafés espagnols datent en effet des derniers siècles avant la colonisation, et comportent principalement des textes divinatoires.
Disparue aves l'arrivée des Européens, l'écriture maya se sera enrichie et aura évolué avec les siècles, s'adaptant aux formes régionales de langue parlé. Les écrits épi-Olmèques quant à eux disparaîtront  au début de notre ère. La tradition zapotèque se poursuivra, elle, dans l'écriture aztèque, mais sa somplexité n'atteindra pas celle des écrits mayas. Pour sophistiqués qu'ils soient, ces derniers resteront pourtant toujours tres figuratifs, avec leurs glyphes aux formes humaines ou zoomorphes aux nombreuses variations graphiques. En Méso-Amérique, l'écriture n'a jamais cessé d'être image.
                                   Laure Schalchli
à suivre...

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 14:36
Remplie de caractères chinois, la page d'un livre japonais ne se distingue de celle d'un livre chinois que par la simplicité d'autres signes dont elle est parsemée. Parmi ceux-ci, certains sont anguleux et d'autres arrondis et déliés. Car pour écrire, un japonais doit recourir à tros types d'écritures différents qu'il faut habiter dans l'harmonie d'un même système.Pour comprendre pourquoi , il faut se rendre dans l'Archipel et remonter le temps jusqu'au vème siècle de notre ère.Le Japon est alors un pays dont la culture s'est développée sans écriture. Fuyant les combats qui déchirent la péninsule, des Coérens sont venus y trouver refuge. Ceux-ci, quelque peu sinisés, apportent avec eux pensées boudhiste et écriture chinoise. Bientôt le Japon est touché par le rayonnement de cette civilisation nouvelle, à tel point qu'en l'an 552, le boudhisme est adopté par la Cour. le siècle suivant, cette dernière dépêche des envoyés vers la Chine qui reviennent, après de longues années, les bras chargés de manuscrits. Devenus de fins lettrés, ces hommes sont promus dignitaires de l'administration impériale nippone. Car l'écriture chinoise permet de déchiffrer des décrets, de recenser la population et de tenir des cadastres. Elle devient l'un es pilliers de l'Etat qui s'organise sur le modèle de l'Empire chinois des Tang. Cette écriture donne aussi accès à une haute culture grâce au nombre considérable des textes importés. Lorsque vient le viiième siècle, la nouvelle capitale Heijô-kyô, l'actuelle Nara, est le théâtre d'une véritable effervescence culturelle.Palais et pagodes se dressent, s'inscrivant sur un plan en damier inspiré de la capitale chinoise Ch'ang-an.Bonzes et lettrés nippons y usent du chinois comme en Europe, à la même époque on use du grec et du latin..Progressivement l'usage du chinois , surtout dans sa forme écrite, se juxtapose à celui du japonais. Or si, grâce à son système,l'écriture chinoise coincide avec les différents parlers de Chine.
En effet, la langue japonaise, est aussi éloignée du chinois qu'elle l'est de l'espagnol. Elle est souvent classée, avec le coréen, le turc ou le hongrois, parmi les langues ouralo-altaiques, des langues agglutinantes, dont les suffixes s'ajoutent aux mots de base pour exprimes les rapports grammaticaux. Cependant de nombreux traits linguistiques rapprochent aussi le japonais des langues malayo-polynésiennes. A l'inverse , le chinois, langue syllabique, a une structure de phrase de type sujet-verbe-complément. C'est dire combien l'écriture de l'Empire de Milieu est peu adaptée à la langue de l'Archipel. Le japonais mettra cinq siècles pour intégrer véritablement ce système d'écriture trop éxotique.
                                                                             à suivre...
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 19:43

Il faut savoir qu'aujourd'hui ce qui est désigné comme la langue chinoise est, en fait, constitué par un ensemble de"dialectes", véritables langues, dont le cantonais ou le wu parlé Shangai. La proximité de ces parlers pourrait être comparée à celles des langues latines en Europe. L'intercompréhension orale est impossible. Cependant l'écriture du mandarin, la langue officielle de Pékin enseignée à tous les écoliers, est la seule en usage dans toute la Chine. Ainsi, si la parole officielle n'est pas intelligible de tous, l'écrit l'est sans ambiguité aucune.
C'est pour cette raison que les gouvernants ont toujours eu soin de normaliser l'écriture. Ce que fit, dès le iiième siècle avant notre ère, l'empereur Qin shi Huang di, bien connu pour sa célèbre armée posthume de soldats de terre cuite. L'une de ses décisions impériales fut de faire composer un manuel contenant, les 3000 caractères que tout scribe de l'empire devait être capable d'employer. L'empereur n'hésita pas à ordonner de brûler tous  les livres contenant les graphies"corrompues" de royames anciens. On ne sait si la diversification des écritures, dans ces principautés constituant la Chine d'alors, lui dicta une mesure aussi radicale. Cependant la tradition alliant pouvoir impérial et écriture chinoise a perduré. En 1716, l'empereur Kang Xi fit compiler un monumental dictionnaire ne comportant pas moins de 47043 caractères différents. Bien qu'après cette période, le pinceau continua de demeurer le symbole du pouvoir.Ainsi au milieu du xxème siècle, Mao Zedong, s'inscrivant dans une tradition issue d'un passé très lointain, calligraphia-t-il, de sa propre main, les caractères du "Quotidien du Peuple". Aujourd'hui encore, la première page de cette organe officiel de presse est ornée de la calligraphie du Grand Timonier



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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 19:32

...Or les jiagwen sont de presque deux mille ans postérieurs à l'écriture cunéiforme des Sumériens. Celle-ci -ou bien des hiéroglyphes d'Egypte- aurait pu, il est vrai, traverser l'Asie centrale par laquelle tant de techniques ont circulé.Cependant, la remarquable correspondance de l'écriture chinoise ancienne et de la langue chinoise, rejette fortement l'idée d'une telle influence.Il faut considérer l'originalité de cette écriture, souvent perçue à tort comme idéographique ou pictographique. L'idéogramme est un signe exprimant une idée tandis  que le pictogramme exprime une image.Or l'écriture chinoise ne ressort ni de l'un ni de l'autre de ces systèmes. Il suffit pour s'en assurer de mettre une personne ignorant le chinois en présence de ces caractères. Sans apprentissage, celle-ci ne pourra en identifier aucun.
Une autre tentation est forte: celle de vouloir analyser dans un caractère la juxtaposition de ses éléments en fonction d'une étymologie supposée. Par exemple le caratère"xiu" se (reposer) regroupe le caracère "ren" (homme) et le caractère "mu" (arbre). Un homme sous un arbre peut évoquer le repos et c'est là un excellent moyen de mémoriser ce caractère. Cependant une personne ignorant cette signification aurait pu, tout aussi bien, en déduire qu'il était question de pluie, d'ombre, de canicule ou bien de cueillette. D'ailleurs, dans le chinois d'aujourd'hui, le caractère "ma", cheval, se retrouve au sein de près de soixante-dix autres caractères plus élaborés qui n'ont pu necessairement de relation avec le cheval. "Cest pourquoi il faut se garder d'introduire une rationalité qui n'a pas sa place dans les écritures" tient à préciser Viviane Alleton qui explique que le terme d'idéogramme, "cette chimère", trouve son origine dans une vision idéalisée, élaborée par les penseurs du xviième siècle. Son emploi est impropre mais il est demeuré dans le langage courant et certains spécialistes lui préfèrent le terme de "sinogrammes". Cependant, la solution neutre et intelligible de tous consiste à ne parler que de "caractères chinois".
Pourtant l'usage de ces caractères ne s'est pas toujours limité à la seule chine. En effet , dès les premiers siècles de notre ère, il a gagné le Vietnam, la Corée et le Japon. Si aujourd'hui le Vietnam utilise un alphabet de type latin, la Corée perpétue les caractères chinois tout en leur préférant son propre système alphabétique. Quant au Japon, il est parvenu à fondre ceux-ci dans une combinaison complexe mettant un jeu trois modes d'écritures différentes
Il n'en demeure pas moins que dans nos imaginaires, le mystère de beaux signes éxotiques, aux lignes noires se courbant avec élégance à la surface d'un papier de riz, est indissociable de l'image de l'Empire du milieu. D'ailleurs dans celle-ci l'écriture "correcte" était l'un des impératifs requis pour les candidats aux examens mandarinaux. Ces épreuves, qui ont eu cours pendant treize siècles jusqu'en 1905, avaient pour but de selectionner, dans la population, les hommes appelés à constituer la bureaucratie d'Etat. En effet il fallait que les lois et decrets administratifs soient parfaitment compris aux quatre coins de l'empire, doté d'un territoire immense et d'une mosaique d'ethnies et de parlers...
                                 à suivre...

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 21:19

                                  Les secrets de la longétivité

De toutes les cultures anciennes, la Chine est la seule qui ait conservé l'écriture des origines. Comment ces milliers de caractères, de plus de trois mille ans d'âge, ont-ils composé avec la modernité?


Aujourd'hui la vigueur de l'écriture chinoise est telle que plus d'un milliard d'hommes  et de femmes la pratiquent. Avec les systèmes alphabétiques, elle est l'un des deux types d'écriture qui se partagent le monde.Vieille de plus de trois mille ans, elle est la seule qui, des trois grands foyers de l'écrit dans le monde antique , soit demeurée en usage.Fut-elle influencée par Sumer ou par l'Egypte? Ou bien, le seul concept de la nécéssité d'écrire fut-il porté,comme une graine, à travers les plaines d'Asie centrale pour finir par germer et prendre racine en Chine? Il n'existe pas de réponse. Toujours est-il que l'écriture chinoise demeura, tout au long de son histoire, l'un des pilliers sur lequel se fondait un empire.
L'histoire de son invention a inspiré de nombreux récits légendaires. Selon l'un deux serait le mystérieux historiographe Cangjie qui,il y a quatre mille sept cents ans, aurait vécu sous le règne du mytique empereur jaune Huang Di. Cependant aucune découvete archéologique n'est, à ce jour,venue confirmer une telle origine.En effet, les plus anciens éléments connus d'une véritable écriture chinoise ne datent que du xivème siècle avt J-C. Or il s'agit déjà de l'écriture structurée d'une langue au vocabulaire diversifié et aux énoncés grammaticalement articulés. Plusieurs milliers de caractères différents ont ainsi pu être dénombrés. Ils sont gravés sur des carapaces de tortues ou des os de bovidés, creusées d'alvéoles, qui avaient été soumises à la chaleur à des fins divinatoires. Qu'une telle fonction ait pu donner naissance à l'écriture chinoise est une idée qui, aujourd'hui encore, continue d'avoir cours. Cepndant, parmi les centaines de milliers de fragments retrouvés, seuls 10 pour cent, portent de pareilles inscriptions, gravées une fois l'acte divinatoire achevé. Vivian Alleton linguistique et sinologue explique:" Ces inscriptions sont l'enregistrement à postériori du processus de divination. Elles n'ont pas, une fonction directement oraculaire. Enfin, le fait que l'on identifie des mots grammaticaux et que l'on puisse décrire la grammaire de ces textes prouve qu'il s'agit bien de l'écriture d'une langue réelle et non d'une simple notation." mémotechnique". Or si le tracé de ces signes a considérablement évolué au cours des âges, ils sont, dans leur principe et dans leur structure, assez semblables à ceux utilidés de nos jours. " Sur les cinq mille caractères différents qui ont été répertoriés, on peut indiquer avec certitude le sens de près de la moitié d'entre eux raconte Vivian Alleton qui poursut:"...Au stade actuel, on parvient à lire 60 à 70 pour cent des énoncés complets!"Ces objes rituels, des jiaguwen, sont revêtus de la plus vieille écriture chinoise que nous possédions. Or le caractère élaboré de celle-ci et le fait que des cultures néolithiques développées l'aient précédée, semble indiquer que ces jiaguwen seraient l'aboutissement du long processus .L'écriture chinoise pourrait donc avoir beaucoup plus que trois mille quatre cents ans.Cependant, là encore, aucune découverte archéologique n'est venue confirmer, à ce jour, une telle hypothèse.

                                                       à suivre...

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 23:39
Ramsès iiiEn 1799, dans le cadre de l'expédition Bonaparte en Egypte, un officier met à jour à l'est d'Alexandrie la pierre de Rosette. Sur ce fragment de stèle de granite, un même texte-un décret de Ptolémée v (196 avt J-C)-est gravé en grec, en démotique et en hiéroglyphes; Selon la vulgate, c'est grâce à cette pierre que l'écriture égyptienne, aurait été déchiffrée.
A sa découverte, l'enfant prodige de Figéac, va sur ses 9 ans; six ans plus tard , il rêve déjà de faire parler les monuments du Nil. Epaulé par son frère, Champollion étudie le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe et le chaldéen... et surtout le copte, l'egyptien ancien écrit avec l'alphabet grec. "Il s'est donné tous les moyens pour aboutir et sa tenacité l'a emportée
Les égyptologues butent à l'époque sur la fonction des hiéroglyphes. Deux écoles s'affrontent: les uns pensent qu'il s'agit d'une écriture idéographique ( un signe représentant une idée); phonétique (un signe représentant un son). Champollion lui-même, change d'avis plusieurs fois.Mais à la fin de l'année 1821, il a l'intention que l'écriture égyptienne ne peut être uniquement idéographique. Sur la pierre de Rosette, le nombre de hiéroglyphes est nettement supérieur au nombre de mots grecs : 1419 idées ne peuvent correspondre à 86 mots! Il tente alors de lire le nom du pharaon Ptolémée, facilement identifiable en hiéroglyphes car inscrit dans un cartouche-le texte égyptien ne possédant ni espaces ni ponctuation...Comme c'est un nom étranger, Champollion devine qu'il est retranscrit: phonétiquement (ptolmys). Il déduit par correspondance avec le démotique et le copte, ses premières lettres d'alphabet. Puis en janvier 1822, il obtient un nouveau document bilingue: une copie des hiéroglyphes gravés sur l'obélisque de Philae et des caracrères grecs du socle. Là encore, il lit le nom  de Ptolémée, ainsi que celui de Cléopâtre(Kléopatra): grâce aux hiéroglyphes communs, il comprend le sens des autres, et élargit son alphabet.
Le 14 septembre 1822, il se penche sur des inscriptions du temple d'Abou Simbel qu'il vient de recevoir. Son alphabet partiel lui fournit les deux derniers signes d'un cartouche à quatre hiéroglyphes: ss . Grâce à sa connaissance du copte, il devine ce que le premier signe, un disque solaire, se prononce ra, et le second m(comme mice, "mettre au monde en copte"). Champolloin parvient à lire" Ramsès", et découvre la signification du nom du grand pharaon: "Le soleil l'a mis au monde"! Il se précipite auprès de son frère et s'exclame: " Je tiens mon affaire, vois" Le cartouche Ramsès conjugue idéogramme et phonogramme: à 32 ans, Champollion vient de comprendre le principe de l'écriture hiéroglyphe, qu'il expliquera plus tard dans une communication à l'académie, la fameuse "lettre à Moncieur Dacier", et surtout, en 1824,dans son Précis du système hiéroglyphe des anciens Egyptiens

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