Voulez-vous partager avec moi des moments de passions ,d'émotions , en vous mettant en position de critiques ,j'aime je naime pas ,je trouve cela nul...Alors restez avec moi
Coffre bèrbère Grande Kabylie :en bois
Tu étais entrée dans ma vie en rafale,un soir d'orage.Ruisselante,tu échouas sur le tapis de la coursive.Je sentis l'humidité de tes cheveux.
Khedaouedj, ôNom du Miséricordieux!Laisse-moi me sécher un peu!Je n'en peux plus!
Mina,comme je me souviens de toi!En te séchant tes cheveux,tu riais déjà.Je sus d'emblée comment tu étais,ce que tu serais,comme une soeur,mon exact contraire.Ton coeur qui battait la chamade au premier passant,guettant une future conquête.Ce soir-là,je ne t'ai pas oublie.Notre relation fut incroyablement compliquée.Tu pouvais me suivre partout,bien souvent,tu n'étais pas là,partie!Gabriel,c'était la tranquilité et le silence;toi,la frénésie et le desir de tout devorer.Les joies coulaient sur ta peau ,comme un baume,les peines eteignaient ton regard le ,le temps d'un éclair,puis,tu en riais.Je n'avais jamais connu cette soif de vie et cette energie qui balayaient toutes les difficultés.Mina,si tu t'en souviens...Si tu m'entends par -delà les années...
...Si j'avais pu voir ,te voir?Non,je me plaisais à suivre ta voix grave et apaisée par la prière.J'étais bien...
LOINTAIN Nada
...Du courrier que j'ai reçu et fait traduire.C'est dans ta boîte Mais tu ne comprends plus,j'ai l'impression!Complètement renfermée!
-C'est vendredi,je te rappelle et les cybercafés sont fermés!
-Ouais ,toujours une bonne excuse!Enfin,si tu as le temps ,passe voir,celà peut t'interresser.Je dis ça comme ça...A tout à l'heure
Me manquait-il?Au moment de partir bien sûr.Mais maintenant ,non . Alger ,est ainsi faite que la mixité y est difficile.Mina était d'un autre quartier,elle avait une vie differente de celle des habitants d'ici .Cela se voyait .Quant à moi...j'étais étrangère,mais si je pouvais passer pour Kabyle sans trop de difficultés
J'avais hâte de lire le courriel.La seule solution était de rejoindre l'hôtel Aurassi où je pourrai consulter Internet le message était là accompagné d'un commentaire
-Voilà.J'ai reçu une enveloppe par la poste.Elle contenait les photocopies d'un texte ancien,en espagnol.Je l'ai fait traduire.Mon espagnol maternel m'y suffisait,le document est trop ancien...Le texte que l'on m'a rendu est une pièce jointe.J'ai crée une adresse spéciale Gabriel-1789@yahoo.fr pour que tu puisses les lire facilement.Le mot de passe,c'est ton prenom.Ah!J'oublie!Dans l'enveloppe,il y avait un petit mot de passe manuscrit de l'expediteur."Il semble que vous avez entrepris quelques recherches pour lesquelles ce texte ancien peut avoir quelque interêt..."
PREMIER MESSAGE (1) Gabriel
"Je vivais au Palais parce que tel fut mon destin.J'étais esclave du Ministre des Finances du Dey d'Alger.Son majordome m'avait choisi apres le naufrage du Santa Maria de las Nieves suer lequel j'avais embarqué au départ de Séville.
Malgré la saleté de mes guenilles,j'avais été jeté du côté des "semi-precieux",trop maigrichon pour la chiourme ou les travaux de force.Mon destin...Un musulman me repéra.Il me demanda en espagnolsi je savais lire et écrire .Je lui repondis le plus courtoisement possible.
L'homme avait bone apparence...Les procedures de rachat de captifs étaient desormais largement rôdées.Encore fallait-il pouvoir en bénéficier,être de bonne naissance,avoir des appuis ,une famille qui vous reclamât.Je n'avais aucune de ces qualités .J'étais condamné à rester,si bien que les"bonnes manières"de mon acquéreur me parurent de la meilleur augure
Peu de temps après, je me souviens de l'histoire de Cerventès:captif en Alger,il reoit,dans sa prison des billets enflammés contenant des pieces d'or accrochées à un fil qui chaque jour descend jusqu'à lui .La cour jouxte la demeure dun riche négociant qui a une fille,Zohra.Elle lui ouvre bientôt son coeur ;elle veut son rachat pour s'enfuir avec lui en Terre Chretienne.Elevée par une esclave espagnole,elle vénère Lalla Meriem,Notre Dame la Vierge Marie,depuis sa plus grande enfance.Cette histoire,que j'avais lue avant de quitter l'Andalousie était bien connue ici,même si le recit différait quleque peu.La forte attirance de la belle Zohra pour la foi chretienne était passée sous silence alors que Cervantès y voyait l'origine de la générosité de la jeune fille et de son amour pour le captif chretien.Certains disaint même que le captif s'était converti à l'Islam pour remercier Zohra et lui prouver ses sentiments...
Hassan El Kheznadji,me prit à son service.Je me mis rapidement à apprendre l'arabe et à le lire.Il me paraissait évident que je resterai là,ene Alger,sans grande possiblité de retourner dans mon Andalousie natale.Pour ma famille,je devais partir,voyager,devenir marin puis capitaine ou bien marchand.A cette obligation,je ne pouvais faillir par un brusque retour.Le cadet etnrerait dans quelque monastère...Obligation autant que traditions...et mon frère aîné s'était déjà engagé dans l'armée.Il allait se marier.Telles avaient été les raisons de mon depart.
J'ai pensé,un temps,m'instruire à la seule fin de repartir.Baba Hassan m'affranchit.Je n'avais alors plus aucune envie de repartir.Je m'étais converti à l'Islam er portait le nom de Jibrail.En 1788,j'avais appris par des marchands de Malaga que ma famille me tenait pour mort.Mon frère s'était emparé de ma part d'héritage et occupait la maison familliale mes parents étaient décédés,ma mère,du chagrin de ma perte,disait-on.C'était écrit:je n'existait plus outre Mediterranée
Quans ces nouvelles me parvinrent,j'eus le sentiment étrange que se répétait une histoire,que je revivais les grands departs de Grenade,en 1492...Comme eux,n'étais-je pas chassé?Comment de me fondre dans une autre ville?D'apprendre d'autres usages?De me faire une autre vie?De nombreuses familles s'étaient installées à la fin du xvème siècle en Alger.Elles avaient conservé des habitudes ,une façon de vivre qui me parlaient de l'Andalousie.Je me sentais instinctivement proches d'eux...
Et puis...le palais m'avait conquis.Lorsque je fus affranchi, je restais prisonnier de mon plein gré,de mon plaisir,pour l'ambiance de la grande maison,le secret de ses nuits,decouvrie ce qui déjà faisait sa légende.Certains pretendaient qu'elle était hantéé...je n'y ressentais aucun malaise,ni maléfice,la demeure de Hassan El Khaznadji,m'avait accueilli et sauvé.Elle était le berceau de ma nouvelle vie
Faut-il enfin parler d'elle?Bien sûr...Mais cela me demande un effort particulier.Même si mon metier fut d'assurer les fonctions de secretaire particulier du futur Dey d'Alger,titre dont je n'étais pas peu fier et rompre de ce fait à l'écriture,écrire sue elle,la raconter...m'est difficile.Je ne l'ai jamais fait.Je tenais un journal,mais je ne parlais pas d'elle,pas directement.J'étais pourtant si proche d'elle...et le devin chaque jour davantage..."