Les Français débarquent,et l'aieul de la famille Sid Hamida Ben Redouane avait acquis une certaine aisance dans le commerce et qui propriétaire important, possedait divers immeubles.Homme pondéré,mais tres énergique, était fort estimé.Né en l'an 1220 de l'hégire(1805) , après des études coraniques classiques, s'était adonné à l'industrie des cristaux de luxe ,et était parvenu ainsi à se faire une grande réputation.Ses magasins étaient forts en renom .Son neveu Si Mahmoud était un ancien élève de l'école supérieur de commerce.Il est superflu de dire qu'en 1830 les Ben Redouane réservèrent de par leurs aspirations ancestrales d'abord et aussi à cause de leurs corrects relations commerciales avec la Métrople , uncordial accueil aux français, lesquels leur accordèrent une considération que les vertues patriotiques de la famille n'ont fait qu'accroitre.Au moment de l'insurrection; les Ben Redouane méritèrent les éloges et la reconnaissance du gouvernement Français .
Sid Braham Ben Hamida Ben Redouane s'eteignit en 1877, laissant deux filles, dont l'une mariéé à Si Mohammed, fils du réputé toubib Abderrahmane Zonack, lui-mème médecin empirique et troisième garçon dont l'ainé Si Abderrahmane mourut en 1897.à l'âge de 48 ans , après avoir rempli 15 ans , les fonctions de Membre de la Chambre de Commerce d'Alger et du bureau de Bienfaisance musulman.Cela dit quelles furent ses qualites et l'estime qu'on lui accordit.Il a eu neuf enfants ,dont l'une mariéé à Si Omar Hafiz négociant et grand agriculteur de Rivet et Cap Matifou.Quant à ses cinq garçons : Mostfa , Mohammed , Braham Ammar et Ali, après des études Françaises, ils se lancèrent avantageusement dans la tourmente des affaires et réussèrent parfaitement.
Si Braham, conseiller municipal d'Alger a épousé une fille de Si Ahmed Chekikène, feu du grand et regretté négociant en tabacs dAlger,qui ne comptait que des amis , tant dans le monde Européen que parmi les Musulmans , et dont les deux fils : Si Mohammed et Si Abderrahmane , lauréats de collèges d'antan ,étaient de jeunes et vigoureux sportsmen qui, suivait l'exemple paternel,sont parvenus à faire du commerce de tabac ,une véritable industrie artistique,de laquelle ils tenaient un des premiers rangs avec leur actif beau-frère Si Zoheir Bensmaia.Ce dernier ainsi que son jeune frère brillant carabin,sont deux des petits fils du célèbre et vénéré Cheikh Bensmaia, que l'on peut qualifier de Koth'b El-Ailm (savant) et au sujet de qui léminent orientaliste Emile Mas que Ray s'exprima ainsi : " Je viens de passer quelques moments bien agreables à me rappeler mon vieux maitre en Islam,le premier assuremment et le plus doux des hommes.Il s'appelle Bensmaia.Il habite dans la haute ville d'Alger et une petite maison très blanche dont la porte basse est encadree d'une bande bleue.Nous avons fait connaissance un jour que la lumière me semblait moins brillante , le regard des femmes moins puissant , l'horizon de la mer plus étroit que la veille , et je lui avais plu en lui traduisant quelque s lignes de la"Citéde Dieu".de St Augustin." L'homme qui a écrit cela était musulman"m"avait-il- dit quand j'ai refermé le livre...Depuis ce moment il m'avait donné des leçons régulières,se donnant une peine infinie,pour m'expliquer un des livres du Cheikh Abdejaziz.Il était d'ailleurs beaucoup plus savant en grammaire arabe et en légilastion musulmane qu'un professeur de collège de France...Absolument content de son sort, dans ce monde,il n'avait pas peur de l'autre,car il vivait en paix avec tous les hommes et tous les esprits.Quand je souriais de sa credulité ,il me reprenait tout doucement et ajoutait"Vous ne pouvez pas voir ce que nous voyons,nous autres musulmans,parcque vous ne voulez pas croire"...Je sens maintenant tout ce que je dois à cet homme aimé de Dieu car, grâce à lui,se dégage pour moi,de l'Islam,un charme profond et rare,. plus troublant que l'ivresse"
Le troisième fils de feu Sid Braham Ben Redouane , Si Smain mourut en 1908 laissant un garçon Si Mohammed Tewfik , et une fille mariéé à un grand industriel d'ALGER Benoueniche .Quant à son second fils Si Youssef Ben Braham Ben Redouane (mon arrière grand-père) chef de famille est né en 1858 à Alger , brèves études coraniques puis vie active du négoce.Au bout de queques annees d'affaires, Si Youssef devint un des principaux négociant en même temps important propriétaire .Il s'initia à la langue française, et succeda à son frère Abderrahmane à la chambre de commece et du bureau de bienfaisance musulman.Il fut choisit dans la création des tribunaux répressifs,comme juge titulaire, et plus tard devint membre du conseil d'administration de la culture musulmane.En reconnaissance de l'activité qu'il déploie sans cesse au sein de la haute assemblée communale.il fut nommé officier d'accadémie .Pendant cette guerre tous les Ben Redouane , sous la direction de leur vénéré chef ,ont témoigné de leur grand dévouement.Visant de tout son prestige,Si Youssef a aidé pussamment à la création et au bon fonctionnement de diverses oeuvres de guerre,donnant toujours sans compter,souscrivanr largement et faisant souscrireà tous les enmprunts nationaux.
Les Ben Redouane ont obtenu des résultats au dlà de toutes espérances.Admirateur de nos institutions et fervent propagateur de l'enseignement français dans les milieux musulmans , Si Youssef Ben Redouane a fait instruire dans ce sens trois actifs garçons : Si Ahmed, Si Mhamed , et Si Hamdan(mon grand-père), et comme signe des temps les jeunes filles Ben Redouane tiennent honneur de prouver, par leur application, qu'une bonne instruction ne me sied pas à des descendantes de princes... Mon arrière grand -père a été le prmier à être honoré , et d'être nommé Administrateur de la Banque d'Algérie
Alger 1919