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Bjoux suite

Petit bijou ancien

Les soltani, pièces d'or d'avant la conquête et dont le retrait a été fait. Après contrôle ,un grand commerce de ces monnaies , se faisait : on perça ces soltani et on les monta en colliers et autres objets de parure. Composé de 30 à 40 soltani.Il se nomme aussi "assit"

Les pierres qui ont des défauts , remplacent, quelques fois celles de réelle valeur. Des procédés font disparaître certains défauts, points diversement colorés et unifient la teinte des diamants. Les Arabes s'aperçurent de la fraude et, longtemps ne voulurent plus de diamants taillés en rose.

La sarma : bandeau d'or garni de diamants ,que le bey de Constantine voulut offrir à la femme du Dey d'Alger en 1718 ...

La femme arabe suivant ses caprices,revend les parures qui ont cessé de lui plaire, néanmoins, il lui est interdit de se défaire des cadeaux venant de son mari.Aussi quand elle veut acheter des bijoux, elle a soin de réclamer une facture à son nom.

La coiffure préférée des femmes d'Alger était la sarma, donc bandeau d'or ou d'argent ,cousu sur un morceau d'étoffe qui couvre la tête, ceint le front et se lie par derrière? Parfois, on l'assujettit par du crêpe de couleur qui cache la moitié du front. La sarma ne se porte plus à Alger. On y joignait l'assaba, bandeau en or incrusté de perles, d'émeraudes, de diamants

L'assaba a sa légende ...Les femmes imitèrent cette coifure qui rappelle le henin du xvème siècle. C'est un des plus anciens bijoux connus en Algérie.

Les maîtres orfèvres algériens se sont toujours attachés à fabriquer des bijoux faciles à porter, d'une conception simple et d'un agencement s'adaptant bien aux parties du corps où ils devaient s'attacher.Toujours des fermetures solides, souvent à l'aide de vis. Pas de relief génant, des creux pour diminuer la pesenteur. Les motifs de l'architecture arabe se retrouve sur les bijoux, aves des inspirations des travaux des artistes de l'Asie et de l'Europe. L'on retrouve le fronton triangulaire des grecs et les émaux des byzantins, avec l'ornementation de l'époque mérovingienne :

Le "dah" tient du brassard romain;

Le "redif" ,correspond au bracelet gallo-romain

Le "mekfouf" avec la boule de corail n'est que la boucle d'oreille des Mérovingiens, en forme d'arc avec un bouton de filigrane;

Le "mekis ras el heniche" est le bracelet romain à tête de serpent;

Les "ouardas" trembleuses, ressemblent aux affiquets appelés papillons à la cour de Versailles. L'ouarda qui se met avec l'assaba a son histoire : vers 709, le sultan de Grenade, Mohammed el razali, étant en lutte avec le roi d'Espagne, se sentant plus faible, demanda secours au sultan du Maroc qui répondit vite à son appel et grâce à ce renfort il resta maître. Pour montrer toute sa satisfaction , il offrit à Ourida Khane , femme de Bentaflide, sultan du Maroc, une rose en diamant, montée sur une tige dont la tête d'un ressort remue à chaque mouvement. C'est pourquoi dit la légende, ce bijou se nomme ourida (fleur) du nom d'Ourida Khane.

Certains bijoux sont Carthaginois

Le "souar"de sud,hérissé de pointes , comme ceux des Touaregs et Romains

Le"pendant-agrafe , "serdouk" est copié de l'aigle héraldique du xiiième siècle

Le "khalkhal" , gros bracelet de pieds périscelide est porté par les bayadères de l'Inde.

De nombreux modèles ressemblent à ceux retouvés dans les fouilles romaines.

Sous les Turcs ,le style reste mauresque, mais formé d'éléments divers, il devient composite.

Chaque bijou a une forme spéciale à chaque région. L'on peut citer la "benika", bonnet avec rubans, brodé quelque fois de fils d'or, qui sert après le bain à sécher les cheveux

En orfèverie, les "anha" cassolettes en filigranes, pour mettre les parfums d'ambres et de musc. Le support de tasse en porcelaine, sans anse, ressemblant à un coquetier, tantôt en filigrane ou en plané, rarement incrusté de pierres précieuses. Il est accompagné , sur un plateau , d'une cafetière au long bec, de compotiers en cristal doré contenant les confitures parfumées, les aspersoirs 'mrache) pout lancer les gouttes d'eau de senteur; ces derniers viennent de France et d'Italie.

L'aiguière qui, dans les familles riches avant la conquête, était toujours en argent , maintenant souvent en cuivre.

Les "khamsas".La main tient à la superstition. Ce symbole existait sur la côte africaine avant l'occupation romaine . Il a été retrouvé dans les environs d'El -Aricha, sud Oranais. Il se voit sur des stèles puniques, à côté du croissant et des rosaces. En bijou il joue un grand rôle, on la fabrique fondue, d'une seule pièce ajourée et découpée en tous métaux précieux. Il en existe en or et de pierres précieuses

à suivre...

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