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art turc

L'art arabe s'est modifié avec l'art turc Il ne reste guère trace de cette époque : la glace aux arabesques d'argent ciselé, les yatagans aux lames démasquinés, aux fourreaux d'argent travaillé avec art et les longs fusils dont la crosse était incrustée de corail, le splendide harnachement du cheval si cher à son maître et qui se compose de pièces d'argent devait resplendir dans les fantasias, ne se comptaient pas.

L'usage fit une loi au dey d'Alger, d'adresser en échange du firman d'investiture des cadeaux au chef de la Sublime Porte: chapelets de corail, d'ambre, d'ivoire, en or ou en argent.Des éperons avec un dard tres long en argent gravé et orné de pierres précieuses,peuvent être considérés comme des joyaux.

Les modèles , tres anciens, portés par les chefs, étaient en fer damasquiné d'or et d'argent.

Les beys de Tittery, d'Oran, de Constantine offraient de riches preésents au Dey d'Alger fabriqués sur place ou importés d'Italie et d'Espagne.

L'or, sans alliage, provenait des lingots , tenus en réserve à la Casbah.Les poudres d'or arrivaient par caravanes du Soudan, en passant par le M'Zab.Esuite l'or et l'argent vinrent de Paris.L'alliage au cuivre avait lieu à Alger.L'or n'était expédié qu'au premier titre.Les bijoux démodés étaient soumis à la fonte , comme les fausses monnaies et les pièces démonnétisées.

Au xviiième siècle, on frappait des pièces d'or et d'argent dont la valeur était tres variable.Il existe une série de poinçons algériens et kabyles au nombre de douze au moins et la Tunisie en possède vingt -deux dont le premier est du 28 décembre 1856.

A Alger , se tenait le "Souq" des orfèvres , entre Es Sagha et Mequaîssia.Les démolitions de 1830 ont effrayé les orfèvres qui voyaient leurs boutiques se démolir

Le bijoutier était tenu de faire poinçonner tout bijou terminé, par l'amine-es-Sekka qui déclarait si le métal était bon.Il l'examinait à la pierre de touche et y apposait son poinçon.Cela, pour les bijoux en argent.Pour ceux en or, l'amine traitait avec le marchand et l'acheteur...

à suive...

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